Comme une première fois...... |
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A 28 ans, Marion Bartoli, un seul match de Fed Cup dans les bagages, va quasiment découvrir la compétition ce week-end lors de la rencontre face à l'Allemagne. L'occasion pour elle de rattraper le temps perdu, et de se racheter vis-à-vis de l'équipe de France.
La nouvelle, la semaine dernière, en a surpris plus d'un. Réticente, depuis huit ans, à se séparer de son coach de père pour se rendre sélectionnable en équipe de France, Marion Bartoli a changé son fusil d'épaule et choisit, en ce début d'année, de tenter l'aventure Fed Cup. Ce choix tient énormément aux bonnes relations qu'elle entretient avec Amélie Mauresmo, la nouvelle capitaine. Celle-ci, en poste depuis juillet dernier mais qui s'apprête ce week-end à vivre sa première expérience sur la chaise, n'a jamais fermé la porte à la n°1 française, bien consciente que sans elle l'histoire n'était pas la même.
En effet, l'équipe de France renforcée de la 10e joueuse mondiale présentera un autre visage ce week-end à Limoges lors du premier tour du groupe mondial 2. Face à l'Allemagne, même privée de Kerber et Petkovic, elle n'aurait eu que très peu de chances de vaincre sans Bartoli. Avec elle, les cartes sont redistribuées même si la surface, la terre battue, n'est pas celle qu'elle préfère.
Dans quelle ambiance ?
Reste toutefois quelques questions en suspens. Quelles sont les motivations qui l'ont poussée à revenir ? Quelle sera l'ambiance au sein de l'équipe, on se souvient des pics formulés à son endroit à Melbourne par certaines de ses compatriotes ? L'aventure pourrait-elle se transformer en un one shot ? A priori, l'Auvergnate a accusé le coup de sa non sélection aux Jeux Olympiques. Cela a pu provoquer le processus de réflexion qu'elle a souvent évoquée lors de son annonce la semaine passée. Souvent raillée par le public français, entre autre pour ses dissonances avec la Fédération, elle imagine, sans doute à raison, que sa cote de popularité ne peut que remonter si elle défend les couleurs nationales. Elle a peut-être aussi ressenti, à 28 ans, que cette compétition par équipes peut provoquer des émotions qui lui manquent aujourd'hui.
A Paris la semaine dernière, Bartoli a cassé la routine qui veut qu'elle ne se déplace jamais sans son père. Un premier pas vers l'émancipation peut-être, même si rien n'indique qu'elle renouvellera l'expérience. Toujours est-il que c'est en accord avec Walter, dit-elle, qu'elle a décidé de réintégrer l'équipe de France. Pour ce qui est de l'accueil que lui réservera les Cornet, Razzano et autre Mladenovic qu'elle cotoie depuis le début de la semaine à Limoges, elle ne s'en fait pas. "Je suis sereine. On a un excellent encadrement, je pense que cela va très bien se passer. On a toutes un seul et même objectif qui est de battre les Allemandes." Virginie Razzano, avec qui elle n'a jamais été très copine, abondait dans ce sens, toujours lors de l'Open GDF. "Ce n'est pas une question de savoir si je m'entends bien ou pas bien avec elle, précisait la Dijonnaise. On est des adultes, je pense qu'on sait aussi avancer. Si elle décide de venir, c'est un grand pas pour nous. On sera concentrées sur la rencontre et on va penser qu'à la victoire face aux Allemandes."
Nul doute que cette expérience dictera la suite de l'aventure Bartoli chez les Bleues. Si elle ne se sent pas la bienvenue, l'Auvergnate n'hésitera pas une seconde à couper court. Mais vu son passif vis-à-vis de l'équipe - elle n'a représenté la France qu'à une seule reprise, lors de la finale de 2004 où elle avait disputé le double à Moscou -, la leader du tennis tricolore a tout intérêt à se faire discrète pour se fondre au mieux dans le collectif. C'est sur le court qu'elle sera attendue, pour aider l'équipe de France à remonter la pente.
Newsweb